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Jeudi 10 août 2017 

Journée magnifique annoncée dans toute la région du Suðurland. Il est temps d'aller prendre ma revanche du côté de la vallée des fumées, j'ai nomméééé....Reykjadalur !

Reykjadalur


Lors de mon passage dans la ville de Hveragerði en avril 2015 avec mon amie Carine, j'avais prévu de faire la randonnée de Reykjadalur, la vallée située juste derrière cette commune. Les conditions météo n'étaient pas réunies pour nous permettre de partir en montagne en toute sécurité. Il y avait encore de la neige mais surtout beaucoup de vent qui nous auraient épuisées et refroidies bien trop vite.

Cette belle journée d'août n'a donc fait que confirmer ma devise: "Tout vient à point à qui sait attendre". Je l'agrémente souvent d'un "et à qui se sort les doigts du cul surtout" mais je suis hors-sujet là.

La randonnée de Reykjadalur est considérée comme facile d'après les guides. Je suis assez d'accord sauf pour le premier tiers qui est vraiment ardu.

C'est une montée d'environ 3 kilomètres mais les premières côtes sont très pentues. Le début du sentier a été recouvert de gravillons mais redevient chemin de terre après. Sûrement pratique par temps de pluie mais par temps sec, ça ne change rien à l'effort demandé aux muscles des jambes.

Quelques voyageurs décident de faire cette randonnée à cheval. C'est donc parfois un peu l'embouteillage sur le chemin qui n'est pas très large. Ils sont néanmoins contraints de laisser les animaux à mi-parcours, la fin de la randonnée traversant une zone géothermique.





Lorsque vous commencez à voir de la fumée, c'est bon signe ! C'est que vous arrivez à destination et surtout, que cela redevient plat !

Restez bien sur le chemin balisé, la terre étant très meuble dans cette dernière partie. Une touriste imprudente s'est grièvement brûlée au niveau des jambes en début d'année, le sol s'étant dérobé sous ses pieds et la faisant atterrir directement dans une mare de boue bouillonnante.

Reykjadalur signifie la vallée des fumées


La randonnée peut se continuer au delà des 3 kilomètres mais nous avons décidé de nous arrêter à Klambragil, où passe la rivière d'eau chaude.

Les berges sont désormais aménagées, facilitant une mise à l'eau bien méritée. S'y baigner est un pur délice ! Si vous êtes frileux, le haut du cours d'eau est pour vous avec une température dépassant les 40°c. Si la chaleur a tendance à vous faire suffoquer, descendez de quelques mètres à peine et vous perdrez au moins 5 degrés.

Klambragil
Vous ne rêvez pas, je suis bien en terre de glace
Mon VIP de mari et sa rivière d'eau chaude privatisée


On y a pique-niqué et avons bien profité de la baignade par cette journée radieuse, avant de redescendre tranquillement accompagnés par les moutons. L'été islandais est peut-être bref et souvent frais mais il reste décidément le plus beau à mes yeux. 💖

Gare à la descente down down




À suivre: Les montagnes multicolores de Landmannalaugar

Landmannalaugar


Chez les elfes


Lundi 07 août 2017

Point météo matinal. Il fait beau partout, même pas drôle.

En Scandinavie, quand le soleil brille, tout le monde se rue dans la nature. Notre choix est donc vite fait. Après nos 5 heures aller-retour de route pour Hveravellir la veille, ça sera balade tranquille dans la vallée féérique de Þjórsárdalur.

Gjáin


Þjórsárdalur ne se trouve qu'à une grosse demi-heure de notre maison à Hrepphólar et plein de jolies choses nous attendent en route.

Même en haute saison, vous serez tranquilles dans cette partie de l'île. Il suffit de sortir de la route 1 qui fait le tour du pays, empruntée par tous les voyageurs, pour retrouver de la tranquillité.

Notre premier arrêt n'est pas dans les guides. On a vu un panneau "point de vue", on s'est arrêtés comme des moutons islandais. C'est un petit mont qui s'appelle Gaukhöfði. À son sommet, on prend dans la poire toute la démesure des paysages de Thulé.

La rivière Þjórsá vue d'Haukhöfði


La rivière Þjórsá est la plus longue du pays. C'est une rivière glaciaire provenant directement de la fonte des glaciers Vatnajökull et Hofsjökull qui part se jeter dans l'Atlantique. On a bien fait d'y faire une bêêêlle pause.

On a ensuite continué notre route pour aller voir la cascade Hjálparfoss et je suis littéralement tombée amoureuse (encore ?!) de ce coin. Cette vallée est sortie tout droit d'un conte de fée ! Les fleurs d'angéliques recouvrent la plaine sur des kilomètres et avec la lumière éthérée du nord, je ne serais pas surprise de voir passer une licorne. Quant à Hjálparfoss, on a deux cascades pour le prix d'une, à l'image de la généreuse Islande 😉

Hjálparfoss


J'ai oublié de vous dire que la dernière station N1 (essence, sandwiches, tout ça) se trouve au niveau d'Árnes sur cette route 32. On a donc fait demi-tour pour aller se restaurer avant de repartir à l'aventure. Pas malin de notre part mais heureusement, la boucle est courte et les principales curiosités se trouvent proches les unes des autres dans cette région. Si vous allez dans les Hautes Terres à Landmannalaugar via cette route, pensez à y faire le plein de tout.

Après la nature à l'état brut, arrêt culture à la ferme Þjóðveldisbærinn. C'est une reconstitution de l'ancienne ferme viking Stöng, située à quelques kilomètres derrière et dont il ne reste que des ruines. Le cadre est superbe et les bâtiments franchement photogéniques. Après, 10 euros l'entrée pour la visiter, ça fait mal au derche.

Þjóðveldisbærinn


Ça reste intéressant mais la visite est courte, très courte. On était assez déçus jusqu'à ce qu'on lise qu'il était autorisé de toucher les objets exposés. Par respect pour ma troupe, je ne vous montrerai aucune des photos prises à l'intérieur mais sachez que vous pouvez essayer des robes ou vous rouler dans des peaux de bêtes. Je n'en dirai pas plus si ce n'est qu'on n'a pas dû redorer le blason des touristes français. Rhoo, puis allez ! Je fais ma balance !

Ce sont les miens
C'est pas le mien


Le soleil brille de plus en plus et je suis à 2 doigts de faire péter le débardeur. Ça sera chose faite dans l'heure qui suit, dans les gorges de Gjáin.

Pour vous rendre de la ferme Þjóðveldisbærinn à Gjáin, 2 choix s'offrent à vous. Soit vous prenez la route à droite pour vous garer sur un parking au plus proche des cascades de Gjáin, soit vous prenez une piste défoncée à gauche qui vous mène à 2 petits kilomètres à peine du site.

On a évidemment choisi la deuxième option. Les trous et les bosses ne m'avaient pas manqué mais ce trajet est vraiment très court. Garez-vous au niveau de l'ancienne ferme Stöng et remontez le long de la rivière à pied.

La piste vers Stöng et Gjáin


Le lieu est enchanteur ! C'est une randonnée vraiment facile. Vous serez accompagnés par le glouglou de l'eau, le noir du basalte et le vert de mes angéliques adorées.

Arrivés en haut de la première et dernière côte (vraiment facile, je vous l'assure !), le panorama est fantastique !

L'étrange vallon de Gjáin, qui signifie "faille"


Au moment même où mes yeux se sont posés sur la multitude de cascades, le soleil s'est levé d'un coup. On se serait cru dans un film. D'ailleurs, des scènes de Game of Thrones y ont été tournées. Les couleurs sont irréelles et les photos ne rendent rien de la superbe de cet endroit qui me fait penser à Rivendell, le territoire des elfes dans le Seigneur des Anneaux.

Gjáin. Trouverez-vous l'arc-en-ciel ?


Là encore, peu de monde. On y est bien restés 1 heure le temps de faire mumuse. Quelques gouttes ont alors commencé à tomber, signe qu'il était temps d'aller se mettre au chaud.

Plutôt que de rentrer à la maison, direction la piscine géothermale de Gamla Laugin à Flúðir, à 5 minutes de la maison. Un petit coup de fil pour s'assurer que ça n'était pas complet et hop ! on y a passé notre fin d'après-midi.

Gamla Laugin


Gamla laugin, qui signifie "l'ancienne piscine", est plus connue sous le nom de Secret Lagoon. Les petits Islandais y apprenaient à nager avant que les piscines municipales ne sortent partout de terre dans les villes grâce à la géothermie.

Ce "lagon" n'a plus rien de secret. Réserver votre billet en ligne peut être nécessaire car il est désormais au programme de certains excursionnistes au départ de Reykjavík. Je me suis contentée de téléphoner 1 heure avant et tout s'est très bien passé. Il y avait du monde mais c'est franchement respirable - et moins cher que le Blue Lagoon.

L'eau de baignade est très chaude, attention ! Plus proche des 40°c que des 37°c mais ça a semblé convenir à ma copine Aude (qui avait peur d'avoir trop froid en Islande, ah ah !!). Quand j'ai commencé à ressembler à un homard, je suis sortie me balader autour du bassin. Vous êtes aussi sur un site géothermique où l'on peut donc observer petits geysers et autres solfatares. Un joli petit coin parfait pour clore une journée parfaite ! J'adore l'Islande (ah bon ?)





À suivre: la randonnée de Reykjadalur et la rivière d'eau chaude Klambragil

Reykjadalur

En terre du Milieu


Dimanche 06 août 2017

Première nuit en Islande et elle fut délicieuse. J'adore l'ambiance particulière du soleil de minuit l'été. En août, c'est le retour des nuits bleues, donc pas de difficultés pour s'endormir comme en juin par exemple. On a droit à un début d'obscurité après 23h.

22h30 début août


Je me suis réveillée avant 6h et il faisait déjà bien jour. Les nuits sont courtes mais elles existent à cette période de l'année. Si ça vous intéresse, vous trouverez tous les relevés officiels ici.

Avant que la troupe se lève, j'en ai profité pour jeter un œil aux prévisions météo et à l'état des routes. Vous les consultez sur les sites vedur.is et road.is

C'est un réflexe qu'il faut avoir tous les jours lorsque vous voyagez en solo en terre de glace.

Les routes de montagne en F (pour "fjallvegur") ne sont ouvertes que du 15 juin au 15 septembre. Ce sont des dates approximatives. Si toutes les conditions de sécurité ne sont pas réunies, elles sont tout simplement fermées.

Outre l'état des routes à vérifier, il faut aussi prendre en compte les avertissements du bureau de la météo islandaise. En été, il n'est pas rare d'avoir des tempêtes de vent ou de sable quand vous traversez de vastes étendues désertiques. Ne prenez pas ces messages à la légère. Des touristes qui se croyaient plus malins que les autres ont déjà vu leur voiture se retourner à cause de violentes rafales. Après, si vous avez envie de faire la une des médias islandais pour débilité profonde, ça vous regarde.

Concernant notre journée, toutes les routes sont ouvertes, aucune alerte météo à signaler et en prime, une journée sèche annoncée du côté de...Hveravellir dans les Hautes Terres ! C'est donc là où nous irons.

Hveravellir


Avant de partir à l'attaque de la route 35 dans le centre du pays, nous avons fait un arrêt à la cascade Gullfoss. Avec son café, son restaurant et sa boutique, c'est la dernière trace de civilisation avant l'arrivée sur le site géothermique de Hveravellir. Pensez aussi à prendre de l'essence avant de vous aventurer dans les Hautes Terres. C'est wild wild wild au possible une fois qu'on quitte les routes asphaltées.

La route 35 est d'ailleurs goudronnée pendant une quinzaine de kilomètres. Après, fini ! Seuls les 4x4 y sont alors autorisés par les loueurs de voiture. Déconnez pas, les gars ! Respectez ça au moins. Même avec notre Suzuki Jimny, le plus petit des 4x4, on a galéré. Alors avec une citadine....

L'asphalte avant la piste des Hautes Terres


La route 35 qui monte à Hveravellir est aussi connue sous le nom de Kjalvegur ou piste de Kjölur, en référence au nom du plateau qu'elle traverse. Pendant plus de 2 heures, on roule sur un chemin en terre caillouteux qui longe montagnes et glaciers.

La route 35


Oubliez le Jimny si vous ne voulez pas être secoués dans tous les sens. Ce véhicule a beau être autorisé pour les routes du centre de l'île, il n'est absolument pas adapté ! On glisse, on saute, on se cogne. Ca fait peut-être marrer les potes qui nous suivent derrière, confortablement installés dans leur Dacia Duster, mais c'est loin d'être agréable. Après, ça fait des souvenirs. On en rigole maintenant ! 😄

Rétro Potos


On a croisé quelques autres compagnons de route, des cyclistes, des motos mais aussi des crétins dans une voiture citadine (forcément). Malgré tout, on a l'impression d'être coupés du monde et ça fait du bien.

Le plateau de Kjölur
Des courageux sur Kjalvegur


Le site de Hveravellir est plus petit que ce que j'imaginais. On y admire néanmoins de jolis phénomènes liés à la géothermie.



Le plus surprenant, c'est ce côté oasis au milieu de nulle part. Après avoir avalé des kilomètres de terre noire, on y voit de l'herbe, des linaigrettes (ces fleurs qui ressemblent à du coton), des moutons et...des tentes. Si passer une nuit loin du tumulte de la foule vous tente (jeu de mots pourri), le camping de Hveravellir est fait pour vous. En plus d'un café, il y a des sanitaires et une petite source chaude des plus réconfortantes par ces 10 degrés.



Si on avait continué tout droit, on aurait rejoint le nord du pays avant de retomber sur la route numéro 1 qui fait le tour de l'île. Notre logement étant à Hrepphólar dans le sud, on est revenus sur nos pas. Les paysages étaient encore différents sous cet angle nouveau. Je n'ai pas l'impression d'avoir pris la même route en fait.



Si vous avez déjà vu d'autres sites géothermiques en Islande, cette excursion n'est pas forcément indispensable. C'est beau mais pas vraiment différent du site de Hverir par exemple. C'est surtout la route qui y mène qui est impressionnante.



Je n'aurais peut-être pas un avis mitigé sur Hveravellir si j'avais roulé dans de bonnes conditions.

J'aurais dû demander l'avis à ma copine Carine, du blog automobile En voiture Carine, avant de louer ma voiture Playmobil... Bon après, on est rentrés vivants et notre Jimny nous a trimballés partout où j'avais prévu d'aller. Je suis vraiment trop difficile 😉



A suivre: la vallée Þjórsárdalur et la piscine géothermale Gamla Laugin






Comme d'habitude


Samedi 05 août 2017


Ça devient une habitude ! À chaque fois que j'arrive en Islande, je commence par la péninsule de Reykjanes.

Pour ce septième retour, les amis qui m'accompagnaient n'y ont pas coupé ! Comme lors de ma dernière escapade sur ce bout de l'île en avril 2015, j'ai donc de suite pris la direction du pont entre 2 continents, où se rencontrent les plaques tectoniques eurasienne et américaine, avant de m'arrêter à la source chaude Gunnuhver.


Miðlína, le pont entre 2 continents

Gunnuhver


Pour varier les plaisirs, j'ai cette fois poussé jusqu'à Reykjanesviti, le phare situé juste derrière la colérique Gunna qui crache et fulmine toujours autant. 


Gunna


Reykjanesviti, c'est le plus ancien phare de l'île et les falaises environnantes parleront instinctivement aux amoureux du groupe de post-rock Sigur Rós. Eh oui ! C'est ici que sont tournées les 2 dernières minutes du clip "Glósóli" ❤


Valahnúkur
Reykjanesviti








 


L'accès à la falaise nommée Valahnúkur semblait fermé par une chaîne mais un autre chemin est dessiné quelques mètres derrière et donne sur des marches aménagées. ???




On reproche souvent aux touristes en Islande de ne pas respecter les consignes mais parfois, elles ne sont vraiment pas explicites. Il y a gros un effort à faire de leur part de ce côté là, au moins quelques lignes en anglais, s'ils ne veulent pas voir leur île ravagée.

Bref, c'est sans sortir du chemin et en m'arrêtant aux cordons de sécurité à son sommet que j'ai pu admirer la vue sur le sud-ouest de la péninsule et sur l'île d'Eldey au large, qui abrite la plus grande colonie de fous de Bassan au monde.




La faim commençant à se faire sentir, j'ai décidé d'un arrêt au N1 de Grindavík.

N1 est une chaîne répartie un peu partout sur le territoire qui fournit snacks, essence et pipi room. Toujours pratique et surtout adapté aux petites bourses. Pour l'équilibre alimentaire, on repassera par contre.

Le soleil brillant toujours de mille feux après le déjeuner, vite ! allons voir les couleurs du lac vert Grænavatn. Trop tard, c'est déjà couvert à notre arrivée, 30 minutes à peine après...J'avais oublié à quel point la météo changeait vite sur l'île fantastique. C'est beau quand même, hein ?!


Grænavatn 


J'en ai profité pour emmener la troupe jusqu'à la zone géothermique de Seltún, à 1 kilomètre au nord du lac de cratère Grænavatn.

Seltún, je connais par cœur. Je ne vais pas dire que je m'en lasse (en fait, si) mais les autres sites géothermiques de Mývatn ou de Hveravellir sont quand même vachement plus impressionnants....Si vous êtes de passage express sur l'île, c'est toujours intéressant d'aller observer ses solfatares, ses fumerolles et ses couleurs martiennes.

Je préfère néanmoins admirer Fúlipollur, une énorme mare de boue située juste en face de Seltún, en reprenant la direction de Grænavatn. Curieux que personne ou presque ne s'y arrête d'ailleurs (ou plutôt tant mieux).


Fúlipollur


Fin d'après-midi, il est temps de sonner le tocsin ! C'est qu'on n'a pas fait les courses et qu'il nous reste encore 2 heures de route avant d'arriver dans notre location à Hrepphólar.

Avant de s'arrêter remplir le caddie à Selfoss, le chef-lieu de la région du Suðurland, on a pu une dernière fois profiter des caprices du ciel de Thulé: soleil, tee-shirt, pluie, k-way, vent, laine puis re-soleil au moment de découvrir la maison de Jón, où nous avons élu domicile pour la semaine.

Quant à mon amie qui avait peur d'avoir froid pour ce voyage initiatique en terre de glace, elle a eu (trop) chaud pour sa première journée (la relou). C'est l'Islande, quoi. Une terre relou.


J'ai chaud, je me la pète, ça dure jamais en Islande
"Ploleil", quand tu sais pas trop si le soleil ou la pluie gagne






La rivière Ölfusá à Selfoss
Chez Jón à Hrepphólar
💕 Tellement islandais 💕
Cuisine avec vue




Le mot "jardin" prend tout son sens en Islande 



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A suivre: la piste de Kjölur et le site Hveravellir


Kjölur et sa route 35