Revoir Reykjavík



Jeudi 30 juin 

Revoir Reykjavík pour la cinquième fois, oui mais pas que !

Pour cette dernière journée en Islande, je me suis levée aux aurores, après avoir passé une nuit délicieuse à l'hôtel Breiðavík, perdue dans l'ouest de l'île.

Hótel Breiðavík


Je ne sais pas quelle idée j'ai eue d'aller me balader sur la plage seule à 07h00, parce qu'en chemin, j'ai rencontré un couple de sternes arctiques.

Bien qu'entourée de quelques fous d'Islande, aucun ne m'a jamais prévenue que ces ********* de ****** d'oiseaux attaquaient les êtres humains !!! Je n'ai rien vu venir et me suis pris quelques bons coups de bec sur le crâne. J'ai fini ma balade en courant, les lunettes de soleil de traviole et mon sac sur la tête. C'était génial. (j'aime beaucoup le second degré, NDLR)

07h00, plage de Breiðavík


Allez, il est temps de quitter les fjords de l'Ouest et de se rapatrier sur la capitale.

Pour nous éviter un temps de route trop long, Caroline et moi avons fait le choix de prendre le ferry au départ de Brjánslækur.

Il traverse le fjord Breiðafjörður en 2h30 pour rejoindre Stykkishólmur et la péninsule Snæfellsnes, avec un arrêt rapide via l'île de Flatey.

Pour 40 euros par personne et par véhicule, je ne suis pas mécontente de cette décision. Cela nous a permis de nous restaurer en profitant de la vue puis de dormir un peu. C'est que les bains chauds, ça fatigue. Ah oui, comme nous avions 1 heure à tuer avant que le bateau arrive, nous sommes allées barboter à Hellulaug, source d'eau chaude à 38°c située à quelques encablures du port, le tout sous un beau soleil par 16 degrés, bonheur.

Hellulaug

L'île de Flatey


En arrivant à Stykkishólmur, Caroline me demande si je connais les chutes d'eau de Hraunfossar et de Barnafoss. Comme la réponse est négative, on fait un petit détour avant de rentrer sur Hafnarfjörður.

J'aime beaucoup cette partie de l'île, à l'est de Borgarnes. Ça n'est clairement pas l'Islande majestueuse et grandiose souvent mise en avant dans les guides, mais c'est juste la campagne dans toute sa simplicité. On traverse de verdoyantes prairies où ça fume d'un peu partout, comme à Deildartunguhver.

Deildartunguhver


Cette source d'eau chaude est la plus importante d'Europe par son débit. Sortant de terre à 100°c, l'eau est captée puis part alimenter en chauffage les villes de Borgarnes et Akranes via des aqueducs, où elle refroidit en route. Elle arrive à température idéale dans les foyers islandais, une cinquantaine de kilomètres plus loin. Energie propre et économique, ça doit en faire rêver plus d'un.

Et si les cascades Hraunfossar et Barnafoss sont moins spectaculaires que celles de la côte Sud, elles sont d'un bleu cristallin très photogénique.

Hraunfossar


La légende raconte que Barnafoss, signifiant  "la cascade des enfants", aurait été nommée ainsi après que 2 bambins s'y soient noyés, en voulant retrouver leurs parents partis à la messe. De rage, la mère aurait fait détruire l'arche naturelle qui enjambait la rivière Hvíta, par laquelle ses enfants seraient passés avant d'en tomber.

Barnafoss



Vendredi 1er juillet


La fin approche mais je suis comblée par ce séjour.

Avant de reprendre l'avion, j'ai fait un saut de puce à Reykjavík pour passer au 12 Tónar prendre ma dose de musique. Je n'ai pas résisté et suis repartie avec les vinyls d'Ásgeir (en islandais, s'il vous plaît), de Kiasmos (je vous aime) et du groupe de rock  Kimono (j'aimais bien la pochette. Une belle découverte en plus)


















Si je me sens toujours aussi bien dans la capitale islandaise, force est de constater que la ville arc-en-ciel change.

Travaux, grues, horizon qui devient béton, c'est triste. Pas étonnant que certains Reykjavikois l'appellent désormais "Wreckjavík" (wreck= démolir en anglais).





Espérons qu'ils sauront préserver leur culture, leur littérature, leur musique, leur humour caustique et ce côté perché qui me fait tellement marrer !

Je reviens en décembre, pays de ma vie.

Áfram Ísland ! 


West Side story



Mercredi 29 juin 2016


Cette troisième journée en Islande a été la plus riche en émotions de mon séjour estival.

Parties d'Ísafjörður en matinée avec un ciel enfin dégagé, c'est toutes guillerettes que Caroline et moi avons pris la route des fjords de l'Ouest pour nous rendre à Breiðavík.

Sur la route de Þingeyri


Comparé à la veille, nous dépassons allègrement les 10 degrés et le vent est tombé: c'est avec bonheur que nous enlevons l'imperméable.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, lorsque le soleil brille en Islande, on a souvent cette impression qu'il fait plus chaud que la température affichée. Avec 11 degrés en France, je râlerais dans mon coin. En Islande, c'est juste parfait. Est-ce parce qu'on se prépare mieux vestimentairement qu'on n'a pas froid ? Ou est-ce l'effet de l'endorphine sécrétée par un organisme heureux qui nous fait supporter les caprices du ciel de Thulé ? De toute manière, il serait difficile de se plaindre quand on passe la journée dans un tel cadre.....

Önundarfjörður


Nous déboulons dans le fjord Önundarfjörður et des rires non maîtrisés nous secouent tous les muscles de notre corps. On n'est plus en Islande, là ! Le sable est blond et le reflet du soleil sur une mer bleu tropical nous forcent à remettre les lunettes de soleil. Seuls les chants des oiseaux qui nous sont désormais familiers nous indiquent que si, on est toujours en terre de glace. Je n'avais encore jamais vu de tels paysages sur mon île fantastique !

A l'entrée du fjord se trouve le village de Flateyri. Le guide nous dit que c'est un village sans intérêt. Raison de plus pour y aller ! Les Guides du Routard et autres Lonely Planet, c'est bien pour préparer un voyage mais se rendre compte soi-même sur place de ce qui vaut le coup ou non me semble bien plus judicieux. Heureusement, ma compagnonne de route a le même état d'esprit que moi et c'est un bourg adorable que nous avons découvert grâce à notre appétence pour l'inconnu.

Séchoir à poissons 


















D'un fjord à l'autre, nous arrivons sur le bourg de Þingeyri, village d'où partent bon nombre de randonnées.

Quelques minutes avant d'y entrer, notre joli périple a été entaché par un événement dont nous nous serions bien passé. Un mouton qui broutait tranquillement au bord de la route a subitement paniqué et s'est littéralement jeté sous nos roues. Nous n'avons rien pu faire pour l'éviter, même en roulant bien en dessous de la limite autorisée de 90km/h. Consternation à bord. N'ayant ni la force physique de déplacer son cadavre resté en plein milieu de la route, ni le courage de nous approcher d'une bête morte sur le coup (je vous épargne les détails sanglants), nous avons prévenu la police par téléphone.

S'inquiétant d'abord de savoir comment nous allions et si le véhicule était endommagé, ils nous ont simplement demandé le lieu de l'accident, notre identité et l'immatriculation de la voiture, tout en nous remerciant de les en avoir informés.

Ce type d'accident est très fréquent l'été, quand les moutons sont en liberté dans les vallées pour la belle saison. Si c'est au fermier de s'assurer que les moutons ne soient pas trop près des axes routiers, sachez que c'est quasiment mission impossible tellement le territoire est vaste.



Si cela vous arrive, il faut soit ramener la bête dans la ferme la plus proche ou prévenir la police au 112. Les assurances se débrouillent ensuite entre elles si la voiture est abîmée ou la bête tuée (c'est aussi une perte pour le berger).

Après s'être remises de nos émotions au café Simbahöllin, grâce à l'accueil et l'écoute des employés notamment, nous avons repris la route, les jambes encore un peu mollassonnes.

Simbahöllin 


La route asphaltée des fjords devient piste en terre traversant la montagne, soulevant alors énormément de poussière. Poussière ? Malheureusement non, fumée blanche venant du moteur en surchauffe.

Obligées de nous arrêter, nous sortons du véhicule et ouvrons le capot, sans trop savoir quoi faire. La solidarité légendaire des Islandais n'a pas failli à sa réputation. Spontanément, un Islandais s'est arrêté en pleine côte et passe un coup de fil au garagiste du coin, qui était là en 30 minutes pour secourir 2 bécasses en perdition....

Sans trop savoir si cela était lié ou non au choc avec le mouton, notre sauveur, que nous appellerons Jesús, a diagnostiqué une fuite dans le réservoir d'eau. Pas de chance, nous n'avons qu'une bouteille dans la voiture. C'était sans compter sur les rivières et cascades que l'on trouve un peu partout en Islande. Ni une, ni deux, voilà que Jesús, à défaut de marcher sur l'eau, vide le ruisseau avoisinant de son précieux liquide pour la transférer dans le réservoir.

Après nous avoir conseillé de conduire en mode manuel et non automatique quand les montées sont trop raides et les descentes trop pentues, il est reparti d'où il est venu. "On vous doit quelque chose ?" "Non, c'est l'heure de déjeuner". Hein ?! Réponse loufoque à l'islandaise (ah ah ah !!)



Un œil sur le tableau de bord et l'autre sur le panorama, notre inquiétude s'envolera complètement à l'approche des paysages sauvages de l'Arnarfjörður et de l'étourdissante cascade Dynjandi, tellement parfaits qu'ils semblent irréels ! 

Arnarfjörður
Dynjandi






Borgarfjörður



















Deuxième alerte ! De la fumée sort à nouveau du moteur ! Au vu des kilomètres de pistes désertiques et cabossées avalés après Dynjandi, cela nous surprend à peine - mais nous conforte dans l'idée qu'une corne de mouton a dû titiller le réservoir d'eau.... On sait comment faire cette fois ! Cela n'empêchera pas un papy islandais de stopper son camping-car et de finir à notre place ce que nous avions commencé. Terriblement attachants, je vous dis...

Malgré tout, nous irons voir tout ce qu'on avait prévu de faire, même si avec le recul, ça n'était pas forcément très prudent compte tenu de l'état du véhicule.

La route 612 qui se rend à Breiðavík, en passant par la plage de sable rouge Rauðasandur, est juste défoncée ! On dirait que des millions de météorites s'y sont abattues pendant plusieurs années consécutives. Ça monte, ça descend, ça remue, on passe à peine à 2 voitures, on se fait des frayeurs quand on est à côté du vide mais que c'est beau ! Et récompense ultime, les macareux ardemment désirés par Caroline seront bel et bien présents aux falaises de Látrabjarg, le point le plus occidental d'Europe. Si c'était à refaire, je ne changerais rien à cette journée.

Rauðasandur
Les falaises de Látrabjarg
Macareux à Látrabjarg


La région des fjords de l'Ouest, visitée par seulement 14% des voyageurs en Islande, est un véritable joyau, vraiment différente du reste de l'île.

Bien évidemment, je ne peux que vous inviter à la découvrir. J'y ai passé 4 petites journées et si j'ai vu l'essentiel, je ne pense pas l'avoir vraiment rencontrée. Un retour s'imposera peut-être un jour. Si l'envie vous en prend également, vous trouverez toutes les informations sur cette région, préservée du tourisme de masse (et pour un bon moment à mon avis), sur le site Visit Westfjords.

Bon voyage ! Góða ferð ! 



Une Islandaise appelle au respect de son île



Parce que touriste moi-même, on m'a récemment reproché d'être "gonflante" à critiquer le comportement d'autres voyageurs en Islande, terre aussi unique que fragile.

Le mieux est donc de laisser la parole aux principaux intéressés.

Inga, une Islandaise installée en France depuis bientôt 20 ans, tient à son pays comme à la prunelle de ses yeux et espère que l'afflux de touristes n'étouffera pas son île.

Inga

 "L'Islande compte 330 000 habitants mais accueille chaque année 1,6 million de touristes. Cela pose des problèmes de traitement des déchets, de gestion des eaux usées. Et mes amis me disent souvent qu'une partie des visiteurs n'est pas respectueuse de la nature et des habitants. Certains touristes, sans gêne, débarquent dans des propriétés privées, se croyant tout permis. On parle beaucoup de l'Islande avec l'Euro et les médias consacrent beaucoup d'attention au pays. J'espère que cela ne drainera pas trop de monde. Car petit à petit, l'affluence massive des touristes est en train de nous étouffer." 

Le boom touristique en Islande peut être perçu comme une aubaine pour ce pays jusque-là souvent oublié des cartes du monde. C'est notamment grâce à cette manne financière inespérée que l'île s'est relevée aussi vite de la banqueroute de ses banques en 2008.

Mais attention à ne pas s'en mordre les doigts ! Espaces sauvages aménagés, Reykjavikois poussés à s'éloigner de la capitale faute de logements (transformés en hôtel), pollution....la chute pourrait être brutale.

Si la protection de l'environnement vous importe, une pétition est toujours en cours pour faire classer les Hautes Terres du pays en Parc National.



D'après un récent sondage, les Islandais ont jusqu'à présent une bonne image des touristes mais relaient de plus en plus les mauvais comportements de gens qui considèrent l'Islande "comme un trophée", d'après Inga.

Voici une liste de faits relevés ces derniers temps, dans la presse ou rapportés par Inga, qui exaspèrent nos chers Vikings.

En vrac:

-On ne se douche pas tout nu, au vu de tout le monde y compris des enfants, dans les douches gratuites (pour voitures) mises à disposition dans les stations de lavage.

-S'il y a des wc aménagés dans les sites touristiques, ça n'est pas pour aller uriner sur des plantes qui ne fleurissent que quelques semaines dans l'année.

-L'été y est bref. Inga m'explique que "c'est normal pour les petits Islandais de profiter du soleil de minuit en jouant tard dehors". Ils sont chez eux, ne leur demandez pas de se taire parce que vous avez une excursion tôt le lendemain matin. 

Nuit d'été islandaise


-Les Islandais "ne sont pas des bêtes de foire": on ne regarde pas l'intérieur des maisons, aussi mignonnes soient-elles, en collant son nez à la fenêtre.

-S'il y a une clôture, ne la franchissez pas, même si le terrain vous semble désert. Et "les jardins sont privatifs, on n'y pique-nique pas."  Ça n'est pas comme s'il n'y avait pas d'espace ailleurs dans ce pays ! 

-Les chemins sont balisés. En sortir (à pied ou en voiture) est interdit: certaines plantes piétinées ne s'en remettent jamais.

-S'il n'y a pas de monuments à proprement parler en dehors des villes, certains lieux sont emblématiques. La carcasse du DC3 à Sólheimasandur n'est pas un terrain de jeux par exemple: on ne la dégrade pas en montant dessus (même si Justin Dumber l'a fait) et on la tague encore moins. Il y a peut-être d'autres gens qui ont aussi envie de la voir en l'état.

Sólheimasandur


Je n'ai aucune vocation à me poser en mère-la-morale ou en touriste parfaite. J'ai moi-même fait des boulettes en m'amusant à construire des cairns à Þingvallavatn ou en marchant sur les mousses de l'Eldhraun. Je n'ai appris qu'après l'impact négatif que ces gestes, en apparence anodins, ont sur la fragile végétation islandaise.

Et je vous avoue même que depuis le temps que je hurle sur tous les toits que l'Islande est un pays merveilleux, que ses habitants sont des gens terriblement attachants, et qu'on s'en fout du froid tellement l'Islande vaut mieux que tous ces clichés qu'on entend, je suis ravie de l'intérêt qu'elle suscite enfin.

Mais, égoïstement, je suis aussi un peu inquiète qu'elle ne soit bientôt plus celle dont je suis tombée amoureuse il y a quelques années déjà.

Comme Inga, ses compatriotes et les autres fous de Thulé, j'en appelle juste au respect de l'île fantastique. Avec un peu de bon sens, ça devrait le faire. Peace. 


PS: et ramasse tes détritus ou je vais t'arracher les yeux, tête de cul !

De Drangsnes à Ísafjörður



Mardi 28 juin 2016


Il est temps de quitter la région de Drangsnes, que j'ai vraiment a-do-ré ! La route de la côte du Strandir restera l'un de mes meilleurs souvenirs d'Islande jusqu'à présent.

Sur la route d'Hólmavík


Mais avant de partir pour Ísafjörður, ville principale des fjords de l'Ouest, mon amie Caroline et moi sommes allées dire au revoir à Kristján. Qui est Kristján ? C'est le papa du copain islandais qui nous a prêté sa maison à Hella, et qui vit l'été dans sa caravane posée sur le terrain.

Ce monsieur est un véritable personnage, un grand gaillard de 76 ans avec les yeux pétillants d'un gosse. Inutile de se demander où Sólveig Anspach, la réalisatrice américano-islandaise dont le film posthume "L'effet aquatique" vient de sortir, allait puiser son inspiration pour ses films complètement décalés: sur son île peuplée de gens aussi loufoques qu'attachants !

Déçu qu'on ne reste pas plus longtemps (il avait prévu d'aller nous pêcher des poissons pour le déjeuner), il a tenu à nous montrer ses "trésors" : un bout de tissu accroché à des buissons en guise de hamac, de la tôle plantée dans la terre, esquisse d'une clôture à venir, son magnifique pied de rhubarbe caché dans les herbes folles et, clou du spectacle, son "salon d'été" que je vous laisse découvrir en photo.

Le salon d'été de Kristján...


J'en avais limite les larmes aux yeux, de rire un peu, d'émotion beaucoup. J'aimerais tellement me contenter de bonheurs aussi simples....Et si vous vous demandez comment il se lave pendant les 3 mois d'été, perdu au beau milieu d'un fjord, bah il se baigne dans la mer à 4 degrés.

Allez, il est temps d'aller voir à l'ouest s'ils sont aussi barrés !

Je n'aurai pas grand-chose à vous raconter à propos de la route des fjords du nord-ouest. Nous avons roulé toute la journée sous la pluie et la vue était bien bouchée. Nous avons quand même croisé 2 phoques et admiré des paysages encore plus photogéniques par mauvais temps.

Vatnsfjörður
Ísafjarðardjúp


Passer de l'été à l'hiver en perdant près de 10 degrés en quelques heures, c'est violent ! Mais c'est aussi le charme de l'Islande. Heureusement, le pays compte de nombreuses sources d'eau chaude un peu partout sur le territoire.

Si je n'ai pas testé la piscine géothermale de l'hôtel Reykjanes, avec un panorama de fou sur l'Ísafjarðardjúp, je ne me suis pas gênée avec celle d'Hörgshlíðdarlaug.

Reykjanes
Hörgshlíðdarlaug













Elle est située tout au bout du fjord Mjóifjörður. Un pont traverse désormais ce fjord, réduisant considérablement le trafic sur l'ancien axe routier. Tant mieux ! Nous y croiserons une seule voiture et j'ai pu profiter d'une baignade solitaire dans une eau à 38°c pour 200 couronnes (1,50 euro)




Le reste du périple s'est continué sous des trombes d'eau, la pluie s'étant accentuée. Un repas chaud s'est donc imposé. Nous nous sommes arrêtées au Café Ögur, qui jouit d'une vue spectaculaire sur la baie de Kaldalón, où l'eau prend des teintes turquoises par endroits.

Nous y avons dégusté une bonne soupe de chou-fleur. Les restaurants islandais sont souvent très américanisés. Hamburgers, sodas et pizzas sont légion en terre de glace. Si je n'ai rien contre la malbouffe (ah ah ah !), je ne peux néanmoins que vous inviter à goûter leurs soupes de légumes ou de viande. Accompagnées de pains tous aussi bons les uns que les autres, c'est toujours un délice ! 

Kaldalón

 














L'arrivée sur Ísafjörður a été épique, entre fjords embrumés et villages dans les nuages. En plein mois de juin, ça surprend !

Álftafjörður
Bolungarvík


Ísafjörður est une ville très agréable, construite sur une langue de sable dans le fjord Skutulsfjörður. Elle possède ce charme désuet des villes de province. Il ne doit vraiment pas être désagréable d'y vivre, d'autant que 2 vols quotidiens la relie à la capitale en 40 minutes seulement avec Air Iceland.

C'est une maison bleue...


























La magie de la météo islandaise fait que le lendemain, le ciel sera aussi bleu que les façades des maisons d'Ísafjörður. Aucune goutte de pluie ne viendra non plus gâcher notre journée. Par contre, on a tué un mouton en roulant, oups.

À suivre.