C'est au programme !



Vous avez envie de partir en Islande et ne disposez que de quelques jours ? Voici ce qu'il est possible de faire en une semaine en plein hiver, même avec des enfants !

C'est le programme que j'ai concocté pour ma famille et mes amis la semaine prochaine ! Je vous raconte ça en détails en 2017 !


Jour 1: Découverte de la région du Cercle d'Or (Þingvellir, site géothermique de Geysir et cascade Gullfoss) puis après-midi au spa Laugarvatn Fontana.


Laugarvatn Fontana


Jour 2: Balade dans le centre de Reykjavík, déjeuner typique au Café Loki puis détente dans la plus grande piscine géothermale de la capitale, Laugardalslaug.


Reykjavík


Jour 3: Découverte de l'Ouest islandais (site géothermique de Deildartunguhver, Reykholt, cascades Hraunfossar et Barnafoss) puis exploration du glacier Langjökull avant de partir à la chasse aux aurores boréales !


Hraunfossar


Jour 4: journée au spa Blue Lagoon, sur la péninsule de Reykjanes.


Blue Lagoon


Jour 5: Balade sur les hauteurs de la capitale et baignade à la plage géothermale de Nauthólsvík (même si on n'aura pas la même météo que lorsque j'y étais en juin dernier !) ☺


Nauthólsvík



Très belles fêtes de fin d'année à tous ! 


 Nouvel-An à Reykjavík



Mon palliatif à l'Islande



Mon sixième retour en Islande a lieu dans moins de 2 mois. J'en piaffe d'impatience car je souffre d'une maladie dont je ne connais pas le nom: je ne supporte pas la routine. Plus les années passent et plus ça devient difficile à vivre, vraiment.

Au quotidien, j'ai souvent l'impression de perdre mon temps, qui plus est enfermée dans un bureau. Mon esprit est toujours ailleurs qu'à l'endroit où sont mes pieds. C'est le problème avec Thulé: une fois qu'on a goûté à son adrénaline, l'ennui est ensuite partout au tournant.

Alors dès que j'ai du temps libre, je pars, je vole, n'importe où mes ailes et mon portefeuille peuvent m'emmener !

Pour ce long week-end de la Toussaint, j'ai eu besoin de respirer un bon bol d'air frais, envie de marcher dans la nature, de casser le rythme anesthésiant et abrutissant du "auto-boulot-dodo".

Quelle autre destination française que l'Auvergne pouvait donc combler mes attentes d'amoureuse des volcans ?




Arrivée le 29 octobre au pied du Puy de Dôme, j'ai pris le train du Panoramique des Dômes pour accéder au sommet, à 1415 mètres d'altitude. J'aurais pu économiser 12€ en optant pour l'ascension à pied mais j'ai gardé mes forces pour grimper le massif du Sancy le lendemain.

La vue est splendide et malgré le vent, il fait bon. Quelle météo exceptionnelle pour une fin de mois d'octobre !



Une plateforme a été aménagée et permet d'apercevoir Clermont-Ferrand dans la vallée, perdu dans un brouillard tenace. Le contraste est saisissant entre la ville embrumée et l'ensoleillement optimal de la Chaîne des Puys tout là-haut ! Pas besoin de luminothérapie en montagne !

Une petite balade au sommet permet d'admirer le panorama à 360° de la Chaîne des Puys et de Clermont-Ferrand donc, mais aussi celui de la plaine de la Limagne et du massif du Sancy.

S'il y avait un peu de monde, c'est resté gérable pour la sociopathe qui sommeille en moi.






Après une bonne nuit de repos dans la jolie ville thermale de La Bourboule, direction le Mont-Dore d'où part bon nombre de randonnées dans le massif du Sancy. Attention, le parking est payant et l'horodateur n'accepte pas les cartes bancaires. Pensez à vous munir de monnaie sonnante et trébuchante !

J'ai choisi volontairement de faire l'ascension à pied et de prendre le téléphérique pour redescendre, pensant que cela serait plus facile pour mes genoux fatigués. Erreur !

Si la distance au départ de la station pour rejoindre le Puy de Sancy à 1886 mètres ne fait que 3 kilomètres, le dénivelé est terrible pour ceux qui ne marchent pas souvent.




Cela m'a rappelé mon week-end en Norvège, quand j'ai eu cette idée folle de rejoindre à pied le rocher de la Chaire, le célèbre Preikestolen !

Je n'ai pas regardé l'heure mais à vue de nez, il m'a fallu 1h30 et un pique-nique pour atteindre le toit de l'Auvergne. Mais une fois là-haut, c'est comme un accouchement: on oublie l'effort et la douleur !




La vue est vertigineuse et les plaines s'étendent à perte de vue. J'ose le dire: l'Auvergne n'a rien à envier à l'Islande en terme de reliefs ! Les similitudes sont très marquées par endroit, si ce n'est la présence d'arbres et une température printanière en octobre ! Je ne crois pas que mon île fantastique puisse rivaliser avec 19 degrés en plein automne...




Avec le recul, je crois que j'aurais dû monter en téléphérique et marcher le long des crêtes du massif du Sancy, une fois arrivée là-haut sur la plateforme. Je n'avais plus de jus pour m'avaler à nouveau les quelques kilomètres annoncés et pourtant, la balade s'annonçait plus riche en sensations fortes que le chemin parcouru jusque-là, somme toute assez banal pour une ascension.


Balade le long des crêtes


Paradoxalement, la promenade qui m'a laissé le souvenir le plus marquant, c'est celle autour du lac Pavin. Pas pour ses pics à flanc de montagne ou son air vivifiant mais pour la beauté de ses couleurs !

La balade autour du lac ne prend qu'une heure et le sentier est facile. Je vous recommande quand même le port de bonnes chaussures, ce que je n'ai pas fait alors que j'en portais la veille... Ma cheville très fragile (elle "plie" régulièrement, NDLR) n'a pas du tout apprécié les petits cailloux vicieux, les pentes pourtant légères et l'effort que ça demande sans qu'on s'en rende vraiment compte. Pour le reste, cet endroit est féérique ! L'eau est bleu-nuit dans l'ombre, turquoise dans la lumière !




C'est en fait un lac de cratère adossé au Puy de Montchal, le plus jeune volcan de France. Son nom viendrait du latin "Pavens" qui signifie "épouvantable" et serait ainsi à l'origine de nombreuses croyances.

Ma légende préférée est celle d'une cité engloutie par la colère de Dieu, parce qu'habitée par des gens de petite vertu. Il se dit que parfois, au fond de l'eau, résonne encore le clocher du "Sodome et Gomorrhe" auvergnat....brrrr.

Rassurez-vous, je n'y ai vu que des eaux aux couleurs changeantes, une forêt elfique aux reflets dorés ainsi que des arbres noueux et leurs racines aux airs de trolls.

S'il y avait des forêts en Islande, sûr qu'elles ressembleraient à ça !



 






Un Vestmannien à Paris



"Little like the colors fade away (right under) blind beginning of decay (broad under)..."

Ces paroles ne sont pas étrangères aux fous d'Islande qui attendent avec impatience les vidéos d'Inspired by Iceland, l'office du tourisme islandais version internet.

Ce sont eux qui m'ont fait découvrir Júníus
 Meyvant, un viking aux cheveux de feu originaire des îles Vestmann, dont le titre "Color Decay" a été repris pour la campagne publicitaire de 2014.





Depuis l'Euro 2016 et le célèbre "Húh", on savait déjà que les Vestmann avaient de bons footballeurs. Voilà qu'elles nous envoient du folk absolument délicieux. 4000 habitants seulement et du talent à revendre, c'est l'Islande, quoi ! 

Unnar Gísli Sigurmundsson, que je remercie d'avoir pris un nom de scène facile à retenir, était en concert hier à Paris. Je devais le voir le 14 novembre 2015 au festival des Boréales à Caen mais un 13-Novembre nous a tous coupés les pattes.

Ce concert parisien avait donc une saveur particulière et je n'ai pas été déçue.




Déjà sous le charme de sa soul mélodieuse et de sa voix de velours, j'ai découvert un artiste avec un humour à se taper le ventre par terre ! Un interlude, une vanne, un deuxième interlude, 2 vannes, le troisième, 3 vannes, et ce pendant 1h15. Il était "on fire" comme il l'a dit, mouah ah ah ! 

Comme j'aime à le répéter, l'humour islandais n'a rien à envier à l'humour décalé des Britanniques. C'est du second degré tout le temps, un sens de la dérision très affûté et une capacité à faire marrer les autres en restant de marbre, j'adore ! 

Je ne vous dirai RIEN de ce qu'il nous a raconté hier soir à la Boule Noire, ni des titres joués avec les membres de son groupe aux sourires ravageurs. Vous n'aviez qu'à être là ! J'espère que cette frustration vous donnera envie d'aller les voir sur scène, ah ah ! Je précise au passage qu'il a été récompensé par 2 Iceland Music Awards en 2015, au cas où vous doutiez de moi quand je vous dis que c'est la nouvelle petite perle d'Islande à suivre ! 



"Beat Silent Need", c'est son dernier titre et je le trouve particulièrement réussi. La vidéo relate les aventures de femmes enceintes à tendance yamakasi dans un paysage de lave. Normal. Jetez-y un coup d'œil ! 





Son album "Back to Black", euh pardon, "Floating Harmonies" est enfin sorti ! Ceux qui étaient là hier comprendront ;)

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Mise à jour 2017: Son dernier album "Floating Harmonies" vient de remporter la Victoire de la Musique du meilleur album pop de l'année en Islande.
 




Helsinki


Samedi 20 août 2016

Aaaah ! Des barbus, des cheveux fluos, des tatoué(e)s et des métalleux.ses ! Je reconnais enfin ma Scandinavie !

Après une dizaine de jours un peu gentillets entre Turku et les îles Åland, il était temps de remettre un peu de rock dans ma life ! Direction Helsinki !

C'est que la Finlande a le plus grand nombre de groupe de métal par habitant et ça se voit ! Bon, il y a aussi de belles blondes angéliques, hein... Mesdames, si vous êtes complexées et/ou jalouses, fuyez les capitales scandinaves, c'est un défilé permanent de nanas parfaites.


Telakkapuistikko


Parcourir la capitale finlandaise a été un vrai bonheur ! J'avais lu çà et là que c'était plus une ville à vivre qu'à découvrir et sans véritable identité, parce que tiraillée entre son passé d'appartenance à la Suède et sa soumission d'une centaine d'année à la Russie.

Je trouve justement que ça fait un charmant mélange. L'influence suédoise est indéniable sur certains bâtiments, à mi-chemin entre la classe de Stockholm et le côté industriel de Göteborg. Tout est d'ailleurs traduit en suédois. 


Nosturi 
Rue Tehtaankatu 




















Quant à l'empreinte russe, on peut également la voir un peu partout en ville, de la statue d'Alexandre II fièrement érigée sur la place du Sénat, à la cathédrale orthodoxe Ouspenski qui surplombe la place principale Kauppatori. Rappelons que nous ne sommes qu'à 400km de Saint-Pétersbourg...


La cathédrale Ouspenski au fond


L'autre édifice imposant qui fait face à Ouspenski est la cathédrale Tuomiokirkko, qui elle représente le luthéranisme, la religion dominante dans toute la Scandinavie. Helsinki aurait-elle trouvé la recette miracle pour que plusieurs religions se tolèrent sans tensions ?


Tuomikirkko


Pour ceux dont la vieille pierre n'est pas la tasse de thé, la capitale reste une ville dynamique, très axée sur le design, dont la célèbre marque finlandaise Marimekko est largement représentée.

Hasard du calendrier, j'étais en ville pour le Helsinki Festival, qui est le plus important festival artistique multidisciplinaire de Finlande: grills sur l'esplanade, reprise jazz des Daft Punk au coin de la rue, gens qui rient et gens qui chantent, le tout dans un esprit bon enfant, loin des vicissitudes du plan Vigipirate (soupir).


Meripuisto








Esplanadi


Plutôt rat des champs l'été, Helsinki la citadine aura pourtant été la belle surprise de mon voyage en Finlande.

Elle reste une ville à dimension humaine, où des "poumons verts" se trouvent à chaque coin de rue et, luxe ultime, elle est bordée par la Mer Baltique dont l'air vivifiant chasse les odeurs de circulation. Alors sûrement ville très agréable à vivre mais aussi à découvrir !


Le long de la Baltique


Les îles Åland



Mardi 09 août 2016

Après avoir passé 2 nuits à Turku, j'ai débarqué à Mariehamn, la capitale des îles Åland, en début d'après-midi.

Quelques mots sur l'archipel: c'est un territoire autonome rattaché à la Finlande mais suédophone. Longtemps sous domination russe, les Ålandais souhaitaient être rattachés à la Suède lors de l'indépendance en 1917 mais la Finlande ne l'entendait pas de cette oreille. Le compromis a donc été de leur garantir un statut d'autonomie lui assurant des privilèges au sein de la république finlandaise, tout en leur permettant de conserver leur culture suédoise.

À ce jour, 30 000 Ålandais vivent sur les 6500 îlots de l'archipel. Destination parfaite pour ceux qui ont besoin d'espace vital !

Norrö


Effectivement, bien qu'en haute saison, je n'ai jamais vu si peu de monde dans une destination qui se dit balnéaire ! Il faut dire que la météo n'est pas terrible: beaucoup de vent et des températures automnales.

Alexandra et Peter, les propriétaires du mökki que j'avais loué, m'annoncent un peu gênés que j'ai loupé l'été à une semaine. L'herbe brûlée par endroit atteste que le mois de juillet a été très sec et pour avoir regardé la météo régulièrement, je sais qu'ils ont eu des pointes à 22 degrés et de manière durable. C'est la première fois que je n'ai pas de bol en Scandinavie avec le temps. Mauvais présage.


Mon mökki 


Pressentiment qui va se confirmer: je n'ai pas spécialement accroché avec Åland. Ses similitudes très marquées avec la Suède ne me dépaysent pas vraiment. Les forêts et les lacs ressemblent à la région de la Dalécarlie et ses rochers de granit rose à la côte Ouest de Göteborg, le tout en moins grandiose.


Bamböle


De plus, il y a peu de plages à proprement parler. Et quand on en trouve, ce sont de toutes petites langues de sable. On est bien loin des plages sauvages de la Mer Baltique qui s'étalent sur des kilomètres, comme dans la région orientale du Danemark par exemple.


Degersand


J'ai bien essayé de me consoler en allant me balader en ville mais là aussi, grosse déception ! Mariehamn est laide, désolé. Hormis le café Bagarstugan, qui est aussi beau que bon, je n'ai rien trouvé d'esthétique à la capitale des îles Åland.


Bagarstugan


Heureusement, le complexe aquatique Mariebad a bien égayé mes journées avec ses différents bassins et toboggan, ainsi que ses sauna et hammam.

J'en profite pour vous informer que, comme en Islande, le passage sous la douche tout nu dans les vestiaires est obligatoire. De même, aucun tissu n'est toléré dans les saunas (sauf lorsqu'ils sont mixtes).


Mariebad


Mis à part Mariebad, peu d'amusements sont proposés dans l'archipel une fois le 15 août passé: les commerces ferment à 18 heures et certaines activités pour enfants, comme les structures gonflables de Leklandet, n'étaient ouvertes que le week-end.

Comme je le précisais dans mon billet précédent, il faut vraiment privilégier la Scandinavie en juillet si vous voulez vous y rendre en famille l'été. La météo y est plus stable et les écoliers retournant en classe à la mi-août, il n'y a plus grand-chose à proposer à nos hobbits passé cette date.

L'archipel s'est ainsi complètement fermé sur lui-même et l'ennui m'a gagné quand le peu d'été qu'il restait a définitivement tiré sa révérence. J'ai donc anticipé mon retour sur Helsinki où j'ai pu découvrir une ville qui m'a fait finir mon séjour sur une bonne note.

Je garderai quand même de bons souvenirs des jolies couleurs de la nature ålandaise et de ses couchers de soleil. Mais je crois que si je devais renouveler l'expérience en Finlande, je foncerais direct en Laponie !


Norrö





Turku et sa côte


Lundi 08 août 2016


La Finlande est le dernier pays de Scandinavie qu'il me restait à découvrir.

Pour être honnête, c'est la première fois que je suis moyennement emballée par un pays nordique. Pourtant, tout est là: la nature, l'authenticité, le calme.

Norrö


Mais je crois qu'après 9 fois en Europe du Nord, la magie opère moins, tout simplement. Et la météo n'a pas non plus été de la partie, une première pour moi en 5 ans. Ayant toujours eu beau temps en juin et en juillet, mon premier conseil sera d'éviter août si vous voulez découvrir la Scandinavie à la belle saison, le temps devenant très instable à l'approche de l'automne.

Quelques journées ensoleillées m'ont néanmoins permis de visiter la côte méridionale et l'archipel des îles Åland.

J'ai passé ma première journée à Turku, l'ancienne capitale de la Finlande.

Le cœur de la ville bat autour du fleuve Aura. Turku n'est pas facile à saisir et son architecture est complètement anarchique. On peut admirer de très beaux immeubles colorés, dignes de ceux visibles à Stockholm en Suède, puis longer des bâtiments tristounes qui donnent envie de prendre ses jambes à son cou.

Turku


Et quand certaines maisons typiques en bois semblent avoir résisté à l'épreuve du temps, d'autres sont carrément à l'abandon. Quel dommage !

Turku


Hormis la promenade de la cathédrale jusqu'au château le long des rives de l'Aura, je n'ai pas trouvé d'attrait particulier à cette ville.

Si vous recherchez un endroit avec un peu plus d'âme, foncez plutôt à Naantali, à 15 kilomètres seulement de Turku. Au programme: adorables maisons en bois, quartier piéton dans un océan de verdure et jolie marina.

Naantali















L'autre option sympatoche est la station balnéaire d'Hanko, à 2 heures de route de l'ancienne capitale, dont les 30 kilomètres de plage de sable fin dans la pinède raviront les amateurs d'activités en plein-air.

Hanko


Pour finir, je dirais que Turku, malgré ses musées et cafés, restera pour moi une simple escale pratique qui m'a permis de découvrir sa côte et de rejoindre Åland, où j'ai passé une semaine coupée du monde.

La suite au prochain épisode.



Revoir Reykjavík



Jeudi 30 juin 

Revoir Reykjavík pour la cinquième fois, oui mais pas que !

Pour cette dernière journée en Islande, je me suis levée aux aurores, après avoir passé une nuit délicieuse à l'hôtel Breiðavík, perdue dans l'ouest de l'île.

Hótel Breiðavík


Je ne sais pas quelle idée j'ai eue d'aller me balader sur la plage seule à 07h00, parce qu'en chemin, j'ai rencontré un couple de sternes arctiques.

Bien qu'entourée de quelques fous d'Islande, aucun ne m'a jamais prévenue que ces ********* de ****** d'oiseaux attaquaient les êtres humains !!! Je n'ai rien vu venir et me suis pris quelques bons coups de bec sur le crâne. J'ai fini ma balade en courant, les lunettes de soleil de traviole et mon sac sur la tête. C'était génial. (j'aime beaucoup le second degré, NDLR)

07h00, plage de Breiðavík


Allez, il est temps de quitter les fjords de l'Ouest et de se rapatrier sur la capitale.

Pour nous éviter un temps de route trop long, Caroline et moi avons fait le choix de prendre le ferry au départ de Brjánslækur.

Il traverse le fjord Breiðafjörður en 2h30 pour rejoindre Stykkishólmur et la péninsule Snæfellsnes, avec un arrêt rapide via l'île de Flatey.

Pour 40 euros par personne et par véhicule, je ne suis pas mécontente de cette décision. Cela nous a permis de nous restaurer en profitant de la vue puis de dormir un peu. C'est que les bains chauds, ça fatigue. Ah oui, comme nous avions 1 heure à tuer avant que le bateau arrive, nous sommes allées barboter à Hellulaug, source d'eau chaude à 38°c située à quelques encablures du port, le tout sous un beau soleil par 16 degrés, bonheur.

Hellulaug

L'île de Flatey


En arrivant à Stykkishólmur, Caroline me demande si je connais les chutes d'eau de Hraunfossar et de Barnafoss. Comme la réponse est négative, on fait un petit détour avant de rentrer sur Hafnarfjörður.

J'aime beaucoup cette partie de l'île, à l'est de Borgarnes. Ça n'est clairement pas l'Islande majestueuse et grandiose souvent mise en avant dans les guides, mais c'est juste la campagne dans toute sa simplicité. On traverse de verdoyantes prairies où ça fume d'un peu partout, comme à Deildartunguhver.

Deildartunguhver


Cette source d'eau chaude est la plus importante d'Europe par son débit. Sortant de terre à 100°c, l'eau est captée puis part alimenter en chauffage les villes de Borgarnes et Akranes via des aqueducs, où elle refroidit en route. Elle arrive à température idéale dans les foyers islandais, une cinquantaine de kilomètres plus loin. Energie propre et économique, ça doit en faire rêver plus d'un.

Et si les cascades Hraunfossar et Barnafoss sont moins spectaculaires que celles de la côte Sud, elles sont d'un bleu cristallin très photogénique.

Hraunfossar


La légende raconte que Barnafoss, signifiant  "la cascade des enfants", aurait été nommée ainsi après que 2 bambins s'y soient noyés, en voulant retrouver leurs parents partis à la messe. De rage, la mère aurait fait détruire l'arche naturelle qui enjambait la rivière Hvíta, par laquelle ses enfants seraient passés avant d'en tomber.

Barnafoss



Vendredi 1er juillet


La fin approche mais je suis comblée par ce séjour.

Avant de reprendre l'avion, j'ai fait un saut de puce à Reykjavík pour passer au 12 Tónar prendre ma dose de musique. Je n'ai pas résisté et suis repartie avec les vinyls d'Ásgeir (en islandais, s'il vous plaît), de Kiasmos (je vous aime) et du groupe de rock  Kimono (j'aimais bien la pochette. Une belle découverte en plus)


















Si je me sens toujours aussi bien dans la capitale islandaise, force est de constater que la ville arc-en-ciel change.

Travaux, grues, horizon qui devient béton, c'est triste. Pas étonnant que certains Reykjavikois l'appellent désormais "Wreckjavík" (wreck= démolir en anglais).





Espérons qu'ils sauront préserver leur culture, leur littérature, leur musique, leur humour caustique et ce côté perché qui me fait tellement marrer !

Je reviens en décembre, pays de ma vie.

Áfram Ísland !