Molitor - Mývatn : le match




L'été est là, en France, mais aussi en Islande où les températures ont atteint les 22 degrés, wouhou !!

Pour la trempette, êtes-vous tentés par la plus belle ville du monde ou par la plus belle île du monde ?

Allez, let's play !


LE SITE

Pour défendre les couleurs parisiennes, je vous propose la piscine Art déco de Molitor.

En Islande, je choisis les eaux chaudes de Mývatn Nature Baths.





L'ETABLISSEMENT

Datant de 1929, la piscine parisienne a rouvert ses portes en 2014, après une fermeture de 25 ans. Elle offre 2 bassins de natation: un bassin d'hiver de 33m couvert sous une verrière et un autre de 46m en extérieur, avec plages aménagées.

Mývatn Nature Baths date de 2004. L'eau sort de terre, naturellement chaude. Elle est régulièrement refroidie par l'action de l'homme, pour rester aux environs de 37°c. Deux possibilités de baignade mais pas de natation possible (pas assez profond) : un grand plan d'eau et un petit bain rectangulaire flirtant avec les 42°c. Plages également aménagées avec tables et transats (en été uniquement pour les transats).




LES PRESTATIONS


Molitor, c'est donc 2 piscines mais aussi un spa, un centre de remise en forme, 2 restaurants, un hôtel et un toit-terrasse.

Mývatn, c'est un lagon avec la possibilité de s'y faire masser, des bains turcs, une cafétéria, un bar et une boutique de produits de beauté.


LA VUE

La Tour Eiffel, les serres d'Auteuil et le stade Jean-Bouin pour Molitor.

Le lac Mývatn, le volcan Hverfjall et la zone géothermique de Námaskarð pour Mývatn Nature Baths.






LA CLIENTELE

Principalement des touristes aisés, une clientèle d'affaires ou la jeunesse dorée de Paris à Molitor.

Des touristes en grande majorité pour Mývatn Nature Baths également, le village tout proche de Reykjahlið comptant moins de 200 habitants. Lors de mes 3 venues, je n'ai entendu parler islandais qu'une fois






L'AMBIANCE


Mythique



 Mystique




LE PRIX


A partir de 35 euros pour Molitor (pour 1h seulement, avec petit-déjeuner inclus), 25 euros pour Mývatn (la journée, mais sans les consommations)


Alors, vous arrivez à vous décider ? Et en même temps, qui a dit qu'il fallait choisir ? ;)

Me concernant, mon coeur reste évidemment islandais.

Je tiens néanmoins à remercier Alexandre, du blog Autocult et Carine, pour En Voiture Carine, de m'avoir invitée à la soirée Peugeot sur le toit-terrasse de Molitor. Jamais je n'aurais pu découvrir ce lieu emblématique sans cette invitation, mon portefeuille n'ayant rien de parisien...



La Reine des Neiges



Dimanche 3 mai 2015: nous y voilà. Dernier jour en Islande après plus de 1000 kilomètres autour de l'île.

Le retour en France ne pouvant s'effectuer que depuis l'aéroport international de Keflavík, la dernière journée est généralement passée dans la capitale, Reykjavík.

La "baie des fumées" (la signification de Reykjavík), c'est un peu la mal aimée. C'est le point d'entrée ou de sortie du voyageur qui vient pour la première fois, alors on y passe souvent très vite.

Je ne trouve pas qu'elle soit si moche que ça, comme vous l'entendrez souvent dans la bouche des randonneurs. Sa taille a dimension humaine en fait une transition agréable entre les grands espaces islandais et...la banlieue parisienne.




Carine et moi, alors en provenance d'Akureyri, avons atterri à l'aéroport domestique de Reykjavík. Situé à quelques minutes de la ville seulement, nous avons pu nous rendre à notre hébergement à pied.

Être accompagnées par le soleil et le chant des oiseaux marins, je vous assure que c'est bien plus agréable que le RER B à Roissy-CDG !!!!

Nous avons passé 2 nuits au 27 Soley Guesthouse, qui n'a rien d'une guesthouse (!) et où vous serez accueilli par un non-islandais venu profiter du boom touristique... Si vous logez dans l'un de ses appartements, ça ira. Si vous tombez sur l'une des chambres en sous-sol, j'espère que vous aurez beau temps car vous aurez envie d'en fuir ! Cet endroit est pratique car situé à 10 minutes à pied du centre-ville, de la gare routière et de l'aéroport domestique (j'insiste: aéroport "domestique", pas "international"). Si ces critères ne sont pas primordiaux, tracez ailleurs !

Passons. Après une petite balade autour du lac Tjörnin, nous avons fait un tour dans le vieux port, puis attendu que le marché aux puces Kolaportið ouvre en patientant au centre des congrès Harpa.








En parlant de "tour", je vous confirme que le "rúntur", la tournée des pubs du vendredi et samedi soir à Reykjavík, n'est pas une légende. Assises à la fenêtre d'un restaurant, nous avons assisté la veille à un défilé de hipsters, barbe et chemise de bûcheron de rigueur, descendre la rue principale avec des pintes à la main. Ca met un peu d'ambiance dans une capitale qui ne possède qu'une seule artère commerciale ;)

Justement, la seule artère commerciale se nomme Laugavegur. Nous y sommes retournées le lendemain après-midi, non sans avoir avalé avant un délicieux hot-dog du Bæjarins Beztu Pylsur, les meilleures saucisses de la ville, paraît-il !




Vous vous en douterez, Laugavegur est donc une rue où l'on trouve des boutiques, des cafés et des librairies.

J'adore les couleurs de Reykjavík. C'est une ville joyeuse, très jeune et où les artistes en tous genres s'éclatent ! Avec Amsterdam (rien à voir, je sais), je me verrais bien y vivre !











Mais ça n'est pas prévu au programme pour l'instant. Par contre, le retour en terre promise se fera sûrement pour la St Sylvestre '16, histoire de profiter des aurores boréales et des feux d'artifices gigantesques tirés à l'occasion de la nouvelle année. Vous venez ?

PS: n'ayez pas peur du froid et du vent. On y survit. Et même que parfois, ça nous fait marrer comme des gosses. La preuve en images: 




A bientôt, les Vikings. Hâte de vous raconter mes prochaines sagas en terre de glace....


Des Monstres et des Hommes



Depuis le temps que je vous dis que la scène musicale islandaise est l'une des meilleures au monde !

Björk et Sigur Rós, je ne vous les présente plus.

Et je suis sûre que vous avez déjà entendu des titres d'Ásgeir et d'Of Monsters and Men - même si leurs noms ne vous disent rien !

Comme le pianiste néo-classique Ólafur Arnalds, ils cartonnent désormais dans toute l'Europe et même aux USA.

On les entend souvent à la radio, lors de reportages télé ou bien même au cinéma : allez donc écouter la bande-son du film "La Vie Rêvée de Walter Mitty" ou de "Hunger Games: l'embrasement" !

Et ne me dites pas que vous n'avez jamais entendu cette chanson d'Of Monsters and Men (OMaM pour les intimes) ?!





Si l'on prend en considération le fait que les Islandais ne sont que 320 000, ça fait un beau taux de succès à l'étranger pour une petite île perdue au milieu de l'Atlantique Nord, non ?

Pour découvrir les talentueux artistes de ce pays, il vous reste encore un peu de temps pour réserver votre pass pour le Iceland Airwaves '15, qui se tiendra à Reykjavík du 04 au 08 novembre.

N'ayant pas prévu d'y aller, je me rabats sur leurs dates françaises ! Après Mammút et Sóley au festival Air d'Islande en janvier dernier, puis Ólöf Arnalds en février, c'est au concert d'Of Monsters and Men que je me suis rendue hier au Trianon. Le 17 juin, c'est aussi le jour de la fête nationale islandaise, joli hasard !

Ils ont un univers bien particulier. Si on s'en tient aux mélodies, on a la patate pour toute la journée. Si on regarde leurs vidéos, elles sont peuplées de personnages étranges, pas toujours très rassurants....Coupez le son et vous vous retrouvez dans un Tim Burton psychédélo-gothique !

J'aime les gens avec tout plein de facettes différentes alors forcément, j'aime ce groupe.

Sur scène, pas le temps de chercher à savoir s'ils sont yin et/ou yang, on s'amuse avec eux et puis c'est tout !





LIVE

Si la vidéo bouge, c'est parce que ça bougeait. CQFD

Lille était une fois





En plus d'être une ville culturelle et d'avoir une architecture enviable à celle de Paris, Lille a une position intéressante pour qui aime passer du temps "là-haut" : à 36 minutes de Bruxelles, à 55 minutes de la mer, à 1h de la capitale et de l'aéroport Roissy-CDG, à 1h30 de Londres et à 2h45 d'Amsterdam.

Comment je sais tout ça ? Parce que lors d'une balade ce lundi sur la Grand'Place, un Lillois m'a spontanément fait visiter sa ville.

Prise dans un tourbillon d'anecdotes rigolotes, j'ai ressenti le même bonheur que celui du personnage de l'aveugle dans "Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain", lorsqu'il croise le chemin de l'adorable brunette.

J'adore la Scandinavie, je ne vous apprends rien. Si j'aime aussi le Nord de la France et ses habitants ? A votre avis ?!

Voici mon Lille à moi, cette ville pour laquelle j'ai craqué à l'hiver 2011 et que j'ai redécouvert hier avec bonheur:




















Vol au-dessus d'un pays de fou



Aujourd'hui, samedi 2 mai 2015, c'est le retour à Reykjavík après 1 semaine passée en pleine nature. Moment toujours un peu compliqué quand on est un rat des champs.

Pour terminer en apothéose, Carine et moi avons programmé un retour sur la capitale depuis Akureyri...en avion !!!!

Mais avant de découvrir la plus belle île du monde depuis le ciel, nous avons quitté la région de Mývatn au matin. Il faut compter environ 1h30 pour rejoindre Akureyri, la capitale du nord de l'Islande - et la deuxième ville du pays.

Bien qu'en mai, la route était encore parfois un peu limite. Je ne m'attendais pas à voir encore autant de neige à cette époque de l'année ! 




En route, nous nous sommes arrêtées un bon moment aux chutes d'eau de Góðafoss. Si je n'avais pas été emballée lors de ma première visite en juillet 2013 (des cars de touristes, ma phobie...), le site était cette fois fantasmagorique avec son manteau neigeux.  






Allez, fin des grands espaces, retournons à la civilisation !

Pour reprendre doucement contact avec la race humaine, Akureyri est une ville idéale: pas trop grande mais avec tout ce dont on a besoin quand on est un citadin. Il n'y a qu'une rue principale, Hafnarstræti, sur laquelle se trouvent des boutiques et des cafés qui font aussi office de salle de concert. C'est juste une rue mais je l'aime beaucoup. Je ne saurais trop vous recommander le café Bláa Kannan au numéro 96 !





L'autre rue à ne pas manquer, c'est Eyrarlandsvegur, celle qui mène au jardin botanique. Plein de jolies maisons à voir, très modernes pour les unes et avec un charme désuet pour les autres. Et cette vue sur le fjord, cette vue !






Quelques heures suffisent pour faire le tour de la ville mais y passer du temps est vraiment très agréable.

J'y suis restée une semaine en été il y a 2 ans et n'ai pas eu le temps de m'y ennuyer - notamment grâce à la piscine géothermale d'Akureyri, la piscine islandaise préférée de mon fils aîné :)

Après notre déjeuner au Bláa Kannan, Carine et moi nous sommes rendues à l'aéroport de poche d'Akureyri. Si vous êtes aviophobes, fuyez pauvres fous ! Les avions d'Air Iceland qui s'y posent ressemblent à des Playmobil® et le décollage depuis Eyjafjorður, le plus long fjord d'Islande, est....bruyant. 






Personnellement, j'ai trouvé le vol superbe ! Embarquement rapide, décollage à l'heure et vol très court. Air Iceland vous permet de relier le Nord à Reykjavík en 45 minutes alors qu'il faut compter près de 5 heures par la route. Ayant trouvé des billets à 48 euros par personne (sans sélection de siège, ni bagage), je ne suis pas mécontente de l'expérience.

Je n'avais jamais eu l'occasion de voir l'Islande depuis les nuages. C'est dans ces moments qu'on réalise qu'on est vraiment des microbes à l'échelle de la planète...




Vikings de France



Barneville-Carteret



Si la Normandie est un coin qui a longtemps eu affaire avec les Vikings, c'est une région qui, bizarrement, ne m'attire pas plus que ça. 

Peut-être parce que ce "vert" qui s'étale partout ne me dépayse pas trop (je suis née en Essonne rurale).

Ou peut-être est-ce parce qu'il y a trop de Parisiens en goguette là-bas (rhoo, je plaisante !)


Mais ça, c'était avant que je découvre le Cotentin et ses côtes sauvages. Et je demande à celui qui rigole car je n'ai fait connaissance avec cette péninsule qu'à 35 ans, de bien vouloir s'arrêter !




Ma première rencontre avec le Cotentin a eu lieu à l'été 2013, le temps d'un long week-end. C'est mon mari qui s'est occupé de choisir la destination et comme je n'aime pas les surprises, hum, bon, voilà quoi...

Je ne reviendrai pas sur mon expérience en maison d'hôtes. Être obligée de parler à des inconnus dès le petit-déjeuner, c'est vraiment pas mon truc. Soulagée de prendre la route. Et quelle route !

Nous avons quitté Bricquebec pour monter vers Flamanville. Ce nom vous dit quelque chose, hein ?! Eh oui, c'est bien de la centrale nucléaire dont il s'agit. C'est la verrue de la péninsule mais dès qu'on s'en éloigne, elle disparaît rapidement - et de toute façon, l'attention se tourne vite vers les falaises de Jobourg, parmi les plus hautes d'Europe, et vers les adorables villages tout en pierres. Un petit air de Grande-Bretagne...





Ce qu'il y a de commun avec mes pays nordiques adorés, c'est le littoral vraiment bien préservé. On sent un profond respect pour la nature. Et puis comme la Scandinavie, le Cotentin est lui aussi victime de sa mauvaise réputation météorologique. Mais comme lors de mes vacances d'été en Suède ou au Danemark, le soleil a été généreux et la baignade bienvenue. Et toc !





J'ai tellement été emballée par ce premier séjour que ma famille et moi y sommes retournés pour la Pentecôte '15.

Cette fois, nous sommes restés dans la partie basse de la péninsule du Cotentin, dans la baie du Mont-Saint-Michel. La cité corsaire de Granville a été notre point de chute.


Granville


Là-bas, la Manche a le même bleu que la Mer du Nord 
à Stavanger en Norvège, celui qu'on s'attend généralement à voir sous des latitudes tropicales ! Je n'ai pas eu le temps de m'y arrêter car j'ai de suite pris la mer pour me rendre aux îles Chausey.

Vous allez dire que je suis obnubilée par la Scandinavie mais là aussi, il y a des similitudes indéniables ! Les îlots de granit qui parsèment la côte ressemblent étrangement à 
ceux de Göteborg !



L'archipel de Chausey


La traversée de Granville à Grande Île, l'île principale de l'archipel de Chausey, prend environ 40 minutes et coûte un peu plus de 25 euros si vous utilisez les vedettes Jolies France. Elle est considérée comme un quartier à part entière de Granville.

L'arrivée s'est faite dans les entrées maritimes: un brouillard m'accompagnera tout au long de ma balade. Tant pis pour la lumière mais quelle belle ambiance mystique !





L'archipel compte près de 365 îlots à marée basse et 52 à marée haute. Les habitants de Grande Île doivent se compter sur les doigts et les orteils tellement il y a peu de maisons.

Le tour de l'île ne peut se faire qu'à pied. C'est également possible en vélo mais vous serez obligés de faire l'impasse sur quelques lieux difficilement accessibles autrement que sur ses 2 jambes. Sa superficie permet d'y passer une journée tranquille sans rien manquer. C'est un lieu véritablement enchanteur mais un peu trop fréquenté pour la misanthrope qui sommeille en moi, dommage !





Après quelques heures de marche dans les embruns, il fut l'heure de rentrer sur le continent. Toujours un petit serrement de coeur quand je quitte une île pour retrouver la jungle urbaine.


Au revoir Chausey ! 


D'ailleurs, le lendemain, je n'avais pas envie de retourner trop vite à la maison. On a bien profité de la matinée en longeant la côte, des eaux turquoises de Bréville-sur-Mer jusqu'à Avranches, avec une pause pique-nique en présence des chevaux de Saint-Pair-sur-Mer. On a même aperçu le Mont-Saint-Michel !


Bréville-sur-Mer

Saint-Pair-sur-Mer

Le Mont St Michel


Quand sonnera l'heure du prochain week-end prolongé, sûr que ça sera quelque part chez les Normands, littéralement "les hommes du nord" ! 😉