La cousine d'Ólafur


Ólöf Arnalds. Son nom vous dit peut-être quelque chose.

Mais ne vous y méprenez pas ! Je vous parle bien d'Ólöf, la chanteuse de folk à la voix Kate-Bushesque, et non d'Ólafur Arnalds, son cousin, pianiste néo-classique récompensé d'un BAFTA pour ses compositions dans la série "Broadchurch".

Je ne sais même plus comment j'ai découvert cette artiste islandaise. Björk, qui l'a accompagnée lors d'un duo sur le titre "Surrender" y est sûrement pour quelque chose !




Je suis fascinée par la dualité qui émane d'Ólöf.

Les notes légères qui sortent de son charango contrastent avec sa beauté froide, hitchcockienne. Ses yeux, pourtant si clairs, semblent parfois s'éteindrent tellement son regard s'assombrit à la prononciation d'un mot, d'une parole.

On a toujours l'impression qu'une douce folie rôde en sa présence.





Ólöf Arnalds, c'est comme une gamine coincée dans un corps d'adulte, une femme pleine d'assurance avec la fragilité d'une enfant.

Ce sont tous ces personnages que j'ai pu voir hier sur la scène du Point Ephémère, de la femme épanouie qui rit à gorge déployée à la petite fille parfois émue jusqu'aux larmes; une chanteuse inclassable, une personne insaisissable - à l'image de son magnifique pays, évidemment...










L'île aux femmes





S'il y a un pays où la Journée internationale des filles célébrée aujourd'hui n'a aucune utilité, c'est bien en Islande. Parce qu'en Islande, l'avenir d'un enfant ne dépend pas du fait qu'il naisse fille ou garçon. Chacun peut choisir sa voie.

Alors que la France pensait faire sa deuxième révolution en mettant un président socialiste au pouvoir en 1981, les Islandais avaient élu une femme à la tête de leur île l'année précédente.



Vigdís Finnbogadóttir a été la première femme élue Présidente au monde. Elle exercera ses fonctions de 1980 à 1996. Ni son statut de divorcée, l'adoption de sa fille en tant que célibataire ou sa bataille contre le cancer du sein ne l'empêcheront de remporter 4 mandats successifs.

Lors des élections présidentielles de 2012, le principal concurrent du Président Grímsson fut également une femme...enceinte. Þóra Arnórsdóttir donnera même naissance à son enfant lors de la campagne avant de repartir à la bataille. Si elle avait gagné, son compagnon avait tout simplement prévu de s'arrêter pour s'occuper de la famille.

Et les histoires de ces femmes ne sont pas des cas à part. Citons Jóhanna Sigurðardóttir, Premier Ministre de 2009 à 2013 ou encore Agnes Sigurðardóttir, évêque luthérien à la tête de l'Eglise d'Islande depuis 2012.

Si leurs parcours vous intéressent, regardez donc ce reportage d'Arte "Islande : l'île des femmes" en cliquant dessus. Cela vous permettra également de mettre des visages sur ces noms exotiques !


 



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Mise à jour 2016: depuis les élections législatives du mois d'octobre, 30 sièges sur 63 sont occupés par des femmes, soit 48%. À ce rythme-là, l'Islande devrait être le premier pays au monde à atteindre la parité dans une Assemblée.


Une Danoise à Paris





J'adore détester Agnes Obel.

Je déteste ses talents de compositrice, son don pour le piano, sa voix suave et puissante à la fois, sa blondeur scandinave...





Et ses titres étant encore plus forts en concert que sur ses albums, j'ai en plus passé 1h30 avec la gorge serrée hier soir (ça fait mal).

La (trop) jolie Danoise a en effet débuté sa nouvelle tournée européenne ce 5 octobre à Paris, où j'ai assisté à son tout nouveau set.

Bref, j'adore détester Agnes Obel.

Elle et ses fabuleuses musiciennes sont à Amiens ce soir et à Tours le 20 octobre.