Plage de cristal





Le lac glaciaire Jökulsárlón est l'un des endroits les plus touristiques d'Islande et c'est parfaitement compréhensible vu la beauté des lieux !

Si la majorité des voyageurs embarquent sur des bateaux amphibies pour s'approcher au plus près des icebergs, côté lagon, plus rares sont les curieux qui vont se balader sur la plage de sable noir qui lui fait face, à quelques mètres à pied de là.

Cette plage est pourtant, selon moi, la plus belle plage du monde ! Les grandioses icebergs qui se sont détachés du Vatnajökull, le plus grand glacier d'Europe, finissent ici, tels des cristaux qu'on ne se lasse pas de regarder, tant pour leur pureté que leurs formes originales. Et quand les vagues grises de l'océan Atlantique Nord viennent se fracasser sur la glace, cela donne un spectacle absolument féerique !








Chevaline




J'aime pas les chevaux. Même pas en lasagnes. Les chevaux, tu peux même pas les regarder droit dans les yeux, j’ai horreur de ça !


Gamine, quand le centre aéré me traînait de force à l’équitation, on me refilait toujours le grand teigneux. Peut-être à cause de mes guiboles à la Lucky Luke. On tentait alors de me rassurer en me disant que ce n’était pas un cheval mais un double-poney. Ma croupe, oui ! Un double-poney, ça reste un demi-cheval !

Bref. Une chute sur la tête, des genoux ensanglantés et quelques gouttes de pipi de peur plus tard, je n’avais toujours pas surmonté mon hippophobie.
Puis j’ai rencontré un petit cheval islandais il y a 2 ans. Il n’est pas très causant, le petit cheval islandais, mais il est plutôt cool. Il faut dire que passer l’été en liberté dans la montagne, sans barrières, sans selle et sans cavalier pour te commander, ça aide à évacuer le stress.

Bon, il a des mauvais côtés aussi, hein ! Par exemple, il est raciste. Vous saviez que si un cheval islandais quitte temporairement son île à bord d’un drakkar pour parcourir le monde, il est banni à jamais du royaume des elfes ?  Tout ça pour éviter qu’un chromosome étranger ne vienne altérer la pureté de sa race. Et prétentieux avec ça !

Cet été, j’ai carrément tenté le grand rapprochement. Une haleine de poney, une crinière toujours emmêlée, ça partait bien : nous avions déjà des points communs. J’ai réussi à lui donner à manger, non sans pousser quelques couinements d’angoisse. Je l’ai même caressé. Mais nous n'étions pas encore assez intimes pour se lancer dans une fougueuse séance de « tölt », cette allure propre au cheval islandais, à mi-sabot entre le trot et le galop.

Il faudra donc que je retourne une troisième fois en Islande pour vaincre ma peur. C'est même ma résolution pour cette nouvelle année. Zut alors...